{"id":4471,"date":"2020-06-16T08:52:36","date_gmt":"2020-06-16T07:52:36","guid":{"rendered":"http:\/\/jacnux-server\/?page_id=4471"},"modified":"2020-06-23T19:09:20","modified_gmt":"2020-06-23T18:09:20","slug":"la-ronde-de-nuit-de-rembrandt-harmenszoon-van-rijn","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/?page_id=4471","title":{"rendered":"La Ronde de Nuit de Rembrandt Harmenszoon van Rijn"},"content":{"rendered":"<div><b>Rembrandt Harmenszoon van Rijn <\/b>(15 juillet, 1606 &#8211; 4 octobre, 1669) est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des plus grands peintres de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art baroque europ\u00e9en, et le plus important des peintres n\u00e9erlandais du XVIIe si\u00e8cle. Rembrandt \u00e9tait \u00e9galement comp\u00e9tent en gravure et en dessin. Ses contributions \u00e0 l&rsquo;art sont venues \u00e0 une p\u00e9riode que les historiens appellent l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or hollandais (approximativement le XVIIe si\u00e8cle), dans lesquels culture, science, commerce de la puissance mondiale hollandaise et son influence politique ont atteint leur apog\u00e9e. Rembrandt a produit environ 600 peintures, 300 gravures et 2000 dessins. Gr\u00e2ce \u00e0 son go\u00fbt pour les autoportraits (il en a r\u00e9alis\u00e9 une centaine tout au long de sa carri\u00e8re), on peut suivre son \u00e9volution personnelle, tant dans son apparence physique que dans ses \u00e9motions. Le peintre se repr\u00e9sente sans concession, avec ses d\u00e9fauts et ses rides.<\/div>\n<div>Une des caract\u00e9ristiques majeures de son oeuvre est l&rsquo;utilisation de la lumi\u00e8re et de l&rsquo;obscurit\u00e9 (technique du clair-obscur), qui attire le regard par le jeu de contrastes appuy\u00e9s. Les sc\u00e8nes qu&rsquo;il peint sont intenses et vivantes, d\u00e9pourvues du formalisme que l&rsquo;on pouvait rencontrer chez certains de ses contemporains. Ce n&rsquo;est pas un peintre de la beaut\u00e9 ou de la richesse, il sait montrer une compassion et une humanit\u00e9 qui ressort dans l&rsquo;expression de ses personnages, qui sont parfois pauvres et \u00e2g\u00e9s.<\/div>\n<div>Sa famille proche &#8211; Saskia, sa premi\u00e8re femme, son fils Titus et sa deuxi\u00e8me femme Hendrickje &#8211; apparaissent r\u00e9guli\u00e8rement dans ses peintures, dont l&rsquo;inspiration est le plus souvent mythologique, biblique ou historique. Rembrandt aime aussi repr\u00e9senter des sc\u00e8nes de la vie quotidienne, des groupes sociaux.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Rembrandt est n\u00e9 le 15 juillet 1606 \u00e0 Leyde aux Pays-bas actuels, d&rsquo;un p\u00e8re meunier et d&rsquo;une m\u00e8re fille de boulanger. Il a 8 fr\u00e8res et soeurs, passe son enfance et le d\u00e9but de sa vie de peintre dans sa ville natale, apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 le latin et effectu\u00e9 un bref passage \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Leyde.<\/div>\n<div>En 1621, il d\u00e9cide de se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 la peinture et prend des le\u00e7ons avec un artiste local, Jacob van Uylenburgh. Apr\u00e8s une petite p\u00e9riode d&rsquo;apprentissage \u00e0 Amsterdam, il ouvre un atelier \u00e0 Leyde qu&rsquo;il partage avec son ami et coll\u00e8gue Jan Lievens. En 1627, Rembrandt commence lui-m\u00eame \u00e0 enseigner \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9tudiants.<\/div>\n<div>En 1631, il a acquis une solide r\u00e9putation ce qui lui vaut plusieurs commandes de portraits en provenance d&rsquo;Amsterdam. La m\u00eame ann\u00e9e, il r\u00e9alise un portrait du roi Charles Ier. Il s&rsquo;installe chez un marchand d&rsquo;art d&rsquo;Amsterdam Hendrick van Uylenburgh et finit par \u00e9pouser sa riche ni\u00e8ce, Saskia van Uylenburg. Elle l&rsquo;introduira dans les cercles de la haute soci\u00e9t\u00e9 et favorisera sa r\u00e9putation. Rembrandt a r\u00e9alis\u00e9 plusieurs portraits de sa femme vers 1633 (National Gallery of Art de Washington D.C)et 1634 (L&rsquo;Hermitage, Saint-P\u00e9tersbourg).<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>En 1639, Rembrandt et Saskia d\u00e9m\u00e9nagent pour habiter une maison cossue de Jodenbreestraat dans le quartier juif, qui deviendra le Mus\u00e9e de la maison de Rembrandt. Trois de leurs enfants meurent peu apr\u00e8s la naissance. Le quatri\u00e8me, Titus, na\u00eet en 1641 et atteindra l&rsquo;\u00e2ge adulte. Saskia meurt de la tuberculose en 1642.<\/div>\n<div>En 1645, Hendrickje Stoffels, qui \u00e9tait auparavant la servante de Rembrandt, devient sa concubine. En 1654 ils ont une fille, Cornelia, ce qui leur vaut un bl\u00e2me de l&rsquo;Eglise qui leur reproche de &lsquo;vivre dans le p\u00e9ch\u00e9&rsquo;.<\/div>\n<div>Rembrandt vivant au-dessus de ses moyens, achetant des pi\u00e8ces d&rsquo;art, des costumes dont il se sert souvent dans ses peintures, il n&rsquo;arrive plus \u00e0 honorer ses dettes en 1656. Il doit alors vendre sa maison et se contenter d&rsquo;un logis plus modeste sur Rozengracht. Hendrickje et Titus y installent une boutique d&rsquo;art pour faire vivre la famille, car la renomm\u00e9e de Rembrandt chute et les commandes ne suivent plus. Il survit pourtant \u00e0 Hendrickje (d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1663) et Titus, mort en 1668. Seule sa fille Cornelia est \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s quand il meurt le 4 Octobre 1669. Pauvre, il est inhum\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise de Wesker.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><b>La Ronde de Nuit<\/b><\/div>\n<div><b>&nbsp;<\/b><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<a href=\"http:\/\/rers-staubindemedoc.fr\/?attachment_id=4467\" rel=\"attachment wp-att-4467\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4467 size-full aligncenter\" src=\"http:\/\/rers-staubindemedoc.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Rembrandt.png\" width=\"544\" height=\"463\" srcset=\"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Rembrandt.png 544w, https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Rembrandt-300x255.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 544px) 100vw, 544px\" \/><\/a><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Huile sur toile &#8211; 363 x 437 cm &#8211; 1642<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Ce tableau est surement le plus c\u00e9l\u00e8bre de Rembrandt, qui le peignit \u00e0 la demande de la Compagnie des arquebusiers d\u2019Amsterdam afin d\u2019orner la grande salle de son si\u00e8ge, dont les fastueux travaux d\u2019agrandissement et de r\u00e9am\u00e9nagement venaient de s\u2019achever avec le concours financier de la ville. Les hollandais \u00e9tant un peuple \u00e0 juste titre renomm\u00e9 pour son pragmatisme, c\u2019est sans h\u00e9siter qu\u2019en 1715, apr\u00e8s avoir d\u00e9cid\u00e9 de transf\u00e9rer cette oeuvre encombrante \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de ville, on l\u2019amputa de soixante centim\u00e8tres en hauteur et de pr\u00e8s d\u2019un m\u00e8tre sur les c\u00f4t\u00e9s, en particulier \u00e0 gauche, privant du coup 3 personnages d\u2019immortalit\u00e9, ainsi qu\u2019en t\u00e9moigne une copie de petit format r\u00e9alis\u00e9e par Gerrit Lunden avant cette vigoureuse op\u00e9ration chirurgicale. Ce qui, de fa\u00e7on inopin\u00e9e, d\u00e9montrait combien Rembrandt maitrisait l\u2019art de la composition : en effet, \u00ab&nbsp;la ronde de nuit&nbsp;\u00bb n\u2019a gu\u00e8re souffert de cette \u00ab&nbsp;mise en forme municipale&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Mais s\u2019agit-il vraiment d\u2019une ronde de nuit ? Pas tout \u00e0 fait. D\u2019ailleurs, jusqu\u2019\u00e0 la fin du XVIII e si\u00e8cle, son titre \u00e9tait \u00ab&nbsp;la compagnie de Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch&nbsp;\u00bb. Et quoi qu\u2019incite \u00e0 penser le nom sous lequel ce tableau nous est aujourd\u2019hui connu, la sc\u00e8ne se d\u00e9roule en plein jour : les ombres port\u00e9es des protagonistes l\u2019attestent. Simplement , les pigments se sont oxyd\u00e9s, plongeant une grande partie des arquebusiers dans la p\u00e9nombre.&nbsp;<\/div>\n<div>Ce qui constitue une premi\u00e8re \u00e9nigme vite r\u00e9solue, et \u00e0 dire vrai assez peu int\u00e9ressante. En revanche les divers protagonistes qui se d\u00e9ploient devant nous m\u00e9ritent toute notre attention. Mais avant de nous livrer \u00e0 cette exploration, quelques mots sur ce genre de tableaux.&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Le \u00ab&nbsp;portrait de groupe&nbsp;\u00bb, apparu une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es plus t\u00f4t aux Pays-Bas, avait connu un si grand succ\u00e8s que toutes les guildes des m\u00e9tiers et associations de bienfaisance sollicit\u00e8rent les peintres susceptibles de les immortaliser. Ainsi vit-on se multiplier d\u2019immenses compositions dues, selon les moyens des commanditaires, \u00e0 des artistes de plus ou moins grand renom, dont Frans Hals, qui peignit en 1637 \u00ab&nbsp;la Compagnie du capitaine Reynier Real&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Pour assurer sa supr\u00e9matie artistique, Rembrandt devait donc trouver une solution iconographique nouvelle, mais sans effaroucher ses clients, qui &#8211; nouvel exemple du pragmatisme batave ! &#8211; \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 d\u00e9bourser mille huit cents florins au prorata de leur pr\u00e9sence dans le tableau : cent florins chacun (les services du tambour ayant \u00e9t\u00e9 lou\u00e9s, il ne lui fut pas demand\u00e9 de cotiser). Commanditaires qui \u00e9taient de braves bourgeois, improbables h\u00e9ritiers des anciens gardes civiques du temps des guerres d\u2019ind\u00e9pendance livr\u00e9es contre l\u2019Espagne. En r\u00e9alit\u00e9, des fanfarons \u00e0 la mine rubiconde et bien encombr\u00e9s par leurs escopettes, que l\u2019odeur de la poudre aurait fait \u00e9ternuer. D\u00e9sormais, les p\u00e9rils appartenaient \u00e0 une \u00e9poque r\u00e9volue et, apr\u00e8s avoir bomb\u00e9 le torse en d\u00e9filant sur les quais de l\u2019Amstel, ils pouvaient s\u2019adonner \u00e0 d\u2019opulents et interminables banquets sans crainte d\u2019\u00eatre d\u00e9rang\u00e9s par le bruit du canon.&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Rembrandt d\u00e9cide donc de les saisir au moment o\u00f9, sur le perron de la Compagnie, ils tentent de se mettre en ordre de parade \u00e0 l\u2019injonction de leur capitaine, Frans Bannning Cocq, donnant ses ordres \u00e0 son lieutenant, Willem van Ruytenburch. Lesquels, \u00e0 ce point exc\u00e9d\u00e9s par le ridicule de leur troupe, semblent l\u2019abandonner \u00e0 son sort et sortir du tableau pour s\u2019avancer vers nous.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>D\u2019ailleurs Rembrandt ne cache pas le peu de cas qu\u2019il fait de ces gens en se livrant \u00e0 quelques pesants jeux de mots : par exemple, \u00e0 la ceinture de la petite fille, dont la pr\u00e9sence n\u2019a pas d\u2019autre justification, pend un coq attach\u00e9 par les pattes ; en n\u00e9erlandais, \u00ab&nbsp;pattes&nbsp;\u00bb se dit \u00ab&nbsp;klauwen&nbsp;\u00bb, et \u00ab&nbsp;arquebusiers&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;clauweniers&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Quelque chose distingue ce tableau de celui de Frans Hals : ces deux compositions appartiennent au m\u00eame \u00ab&nbsp;genre&nbsp;\u00bb, elles ont \u00e9t\u00e9 peintes \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, pour le m\u00eame type de commanditaires, et pourtant elles sont radicalement diff\u00e9rentes.&nbsp;<\/div>\n<div>Une fois encore un \u00e9l\u00e9ment nous \u00e9chappe pour justifier cette impression : un \u00e9l\u00e9ment qui n\u2019est certes pas cach\u00e9, bien au contraire. Le tableau de Frans Hals parait un peu terne face \u00e0 celui de Rembrandt, un peu fig\u00e9, assez ennuyeux. Un \u00ab&nbsp;portrait de groupe&nbsp;\u00bb parmi d\u2019autres. Et c\u2019est cela le probl\u00e8me ! Le tableau de Hals est un \u00ab&nbsp;portrait de groupe&nbsp;\u00bb, mais pas celui de Rembrandt.&nbsp;<\/div>\n<div>Rembrandt n\u2019a pas agenc\u00e9&nbsp; une suite de physionomies individuelles un peu \u00e0 la fa\u00e7on des photographies de classe, avec les plus grands au fond&nbsp; et les mieux peign\u00e9s pr\u00e8s de l\u2019instituteur : s\u2019il a tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment diff\u00e9renci\u00e9 le visage de chacun des 18 \u00ab&nbsp;souscripteurs&nbsp;\u00bb de son tableau, il a saisi le moment o\u00f9 ceux-ci vont enfin parvenir \u00e0 se mettre en ordre de marche pour les fondre en une \u00ab&nbsp;peinture d\u2019histoire&nbsp;\u00bb, ce \u00ab&nbsp;grand genre&nbsp;\u00bb qui v\u00e9hiculait un message moral autant qu\u2019intellectuel, et n\u2019\u00e9tait plus une simple affaire de portraits \u2026 C\u2019est peut-\u00eatre ce que, se hissant derri\u00e8re les arquebusiers, nous dit Rembrandt, dont le regard nous fixe.<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rembrandt Harmenszoon van Rijn (15 juillet, 1606 &#8211; 4 octobre, 1669) est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des plus grands peintres de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art baroque europ\u00e9en, et le plus important des peintres n\u00e9erlandais du XVIIe si\u00e8cle. Rembrandt \u00e9tait \u00e9galement comp\u00e9tent en gravure et en dessin. Ses contributions \u00e0 l&rsquo;art sont venues \u00e0 une p\u00e9riode que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"class_list":["post-4471","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4471","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4471"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4471\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4474,"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4471\/revisions\/4474"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rers-staubindemedoc.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}